Au-delà du battage médiatique autour des cryptomonnaies, la technologie blockchain — ou plus précisément les registres distribués (DLT) — offre des applications concrètes pour l'économie africaine. La traçabilité des chaînes d'approvisionnement est le cas d'usage le plus mature. Dans le secteur du cacao, un registre distribué permet de suivre chaque lot depuis la coopérative jusqu'à l'exportateur, garantissant la traçabilité et facilitant la certification commerce équitable. Les smart contracts automatisent l'exécution d'accords entre parties sans intermédiaire. Dans l'immobilier, ils sécurisent les transactions foncières dans des contextes où le cadastre papier est peu fiable. Au Cameroun, des projets pilotes numérisent les titres fonciers sur blockchain. La tokenisation d'actifs ouvre de nouvelles possibilités de financement. Des PME africaines peuvent fractionner la propriété de leurs actifs (équipements, stocks) en tokens numériques, facilitant l'accès au crédit. Les défis sont réels : scalabilité des réseaux, consommation énergétique, cadre réglementaire encore flou dans la plupart des pays africains. NEOAT accompagne les organisations dans l'évaluation de la pertinence blockchain pour leur cas d'usage, la conception d'architectures DLT et le développement de smart contracts audités.


